Pour l'utilisateur au quotidien.
La température du tank doit descendre en dessous de 4 degres C dans les 2 heures après la fin de la traite. Si la température n'est pas atteinte dans ce délai, contacter immédiatement le technicien. Un tank en panne de refroidissement peut entraîner le refus du lait par la laiterie.
Un compresseur qui claque, un agitateur qui vibre ou un relais qui cliquète anormalement sont des signaux d'alerte. Consigner le défaut dans le cahier de suivi et alerter le technicien. Un groupe qui tourne en continu sans atteindre la température cible signale une panne ou une fuite de frigorigène.
Pour l'exploitant de l'équipement.
La température du tank doit descendre en dessous de 4 degres C dans les 2 heures après la fin de la traite. Si la température n'est pas atteinte dans ce délai, contacter immédiatement le technicien. Un tank en panne de refroidissement peut entraîner le refus du lait par la laiterie.
La laiterie contrôle la température du lait via le releveur de données électronique à chaque collecte. Un enregistreur en défaut (batterie faible, sonde déconnectée, mémoire pleine) empêche le transfert des données et peut conduire à un refus de collecte pour manque de traçabilité. Vérifier hebdomadairement que l'heure est correcte sur l'enregistreur, que la sonde est immergée et que la batterie est chargée. La sonde de température doit être étalonnée annuellement (écart maximal accepté : plus ou moins 0,5 degres C à 4 degres C).
Pour les tanks de grande taille nécessitant une intervention intérieure, consigner l'agitateur avant toute entrée. L'agitateur peut démarrer automatiquement. Une personne seule ne doit jamais entrer dans un espace confiné comme un tank sans surveillance extérieure.
Un compresseur qui claque, un agitateur qui vibre ou un relais qui cliquète anormalement sont des signaux d'alerte. Consigner le défaut dans le cahier de suivi et alerter le technicien. Un groupe qui tourne en continu sans atteindre la température cible signale une panne ou une fuite de frigorigène.
Pour le technicien qui intervient.
Le plan de nettoyage en place (CIP) du tank à lait est imposé par les laiteries et contrôlé lors des audits. Il comprend : pré-rinçage à l'eau froide, lavage soude 0,8-1,5 % à 70-80 degres C (10 minutes en circulation), rinçage eau chaude, acidification phosphorique 0,5-1 % (10 minutes), rinçage final. La température et la concentration des solutions sont paramétrables sur les tanks modernes ; vérifier les valeurs affichées une fois par semaine. Un plan CIP mal exécuté est la première cause de contamination bactérienne du lait (germes psychrotrophes).
L'agitateur maintient le lait homogène et facilite le refroidissement. Un arrêt de l'agitateur non détecté (panne moteur, courroie rompue) entraîne une stratification du lait avec risque de congélation au niveau des plaques de refroidissement. Vérifier semestriellement : vitesse de rotation de l'agitateur, consommation électrique du moteur, état des joints de passage de l'axe, niveau et qualité du frigorigène du groupe (toute perte de frigorigène doit être signalée à un frigoriste qualifié F-Gaz).
Les eaux de pré-rinçage du tank à lait contiennent du lait dilué mais sont exemptes de produits chimiques. Elles peuvent être récupérées et utilisées pour le nettoyage des logettes, des racloirs ou comme eau de boisson supplémentaire pour le bétail (vérifier que le volume reste < 5 % de la ration journalière). Cette valorisation évite d'envoyer des eaux riches en DBO5 directement en fosse, ce qui accélère la saturation de la fosse et augmente les coûts d'épandage.
Pour les tanks de grande taille nécessitant une intervention intérieure, consigner l'agitateur avant toute entrée. L'agitateur peut démarrer automatiquement. Une personne seule ne doit jamais entrer dans un espace confiné comme un tank sans surveillance extérieure.
Pour le responsable / gestionnaire.
Le règlement CE n 853/2004 (hygiène des denrées alimentaires d'origine animale) fixe à 8 degres C la température maximale du lait cru après collecte, et à 6 degres C lors de la collecte au quotidien. En pratique, les exigences des laiteries sont plus strictes (4 degres C ou moins dans les 2 heures post-traite). Le non-respect de cette température entraîne le déclassement du lait et sa facturation à prix réduit, voire son refus. Vérifier que le tank atteint cette température dans le délai imparti après chaque traite.
Les eaux de pré-rinçage du tank à lait contiennent du lait dilué mais sont exemptes de produits chimiques. Elles peuvent être récupérées et utilisées pour le nettoyage des logettes, des racloirs ou comme eau de boisson supplémentaire pour le bétail (vérifier que le volume reste < 5 % de la ration journalière). Cette valorisation évite d'envoyer des eaux riches en DBO5 directement en fosse, ce qui accélère la saturation de la fosse et augmente les coûts d'épandage.
Le pré-refroidissement du lait à la traite (passage par un refroidisseur à plaques à eau de forage ou de réseau à 10-15 degres C avant le tank) réduit la charge calorifique du groupe frigorifique de 40 à 60 %. Pour un troupeau de 60 vaches laitant 30 litres par jour, l'économie d'électricité est d'environ 1 500 à 2 500 kWh par an, soit 250 à 400 euros selon le tarif. L'investissement dans un pré-refroidisseur (2 000 à 5 000 euros) est amorti en 5 à 8 ans, et réduit aussi l'usure du compresseur du tank.
Pour l'auditeur et le contrôle de conformité.
Le règlement CE n 853/2004 (hygiène des denrées alimentaires d'origine animale) fixe à 8 degres C la température maximale du lait cru après collecte, et à 6 degres C lors de la collecte au quotidien. En pratique, les exigences des laiteries sont plus strictes (4 degres C ou moins dans les 2 heures post-traite). Le non-respect de cette température entraîne le déclassement du lait et sa facturation à prix réduit, voire son refus. Vérifier que le tank atteint cette température dans le délai imparti après chaque traite.