Pour le technicien qui intervient.
L'instruction DGS 2016-220 impose une traçabilité complète et un audit interne semestriel de la chaîne de reprocess endoscope. Vérifier chaque étape : pré-désinfection au bloc, test étanchéité, nettoyage manuel, cycle AER, séchage, stockage. Conserver les dossiers patients 30 ans.
Chaque examen doit être lié dans le dossier patient à : numéro endoscope utilisé, numéro et date du cycle de reprocess précédent, opérateur du reprocess. Sans ce lien, impossible d'identifier les patients concernés par un rappel en cas de défaut détecté a posteriori.
Le test d'étanchéité de l'endoscope doit être réalisé avant chaque cycle. Une fuite invisible (gaine percée par contact instrument) provoque la contamination interne irréversible. Un test échoué impose la mise hors service et la réparation constructeur.
La pré-désinfection au bloc d'examen (essuyage + rinçage des canaux) doit être réalisée dans les 15 minutes suivant la fin de l'examen. Au-delà, biofilm se forme et devient impossible à éliminer. Tracer l'heure de pré-désinfection dans le dossier reprocess.
Seul un agent habilité nominativement (formation initiale + évaluation pratique) peut reprocesser un endoscope. Les nouveaux agents doivent être accompagnés (compagnonnage) au minimum 1 mois. Tracer la formation, l'évaluation, le recyclage annuel dans le dossier RH.
Pour le responsable / gestionnaire.
L'instruction DGS 2016-220 impose une traçabilité complète et un audit interne semestriel de la chaîne de reprocess endoscope. Vérifier chaque étape : pré-désinfection au bloc, test étanchéité, nettoyage manuel, cycle AER, séchage, stockage. Conserver les dossiers patients 30 ans.
Pour l'auditeur et le contrôle de conformité.
L'instruction DGS 2016-220 impose une traçabilité complète et un audit interne semestriel de la chaîne de reprocess endoscope. Vérifier chaque étape : pré-désinfection au bloc, test étanchéité, nettoyage manuel, cycle AER, séchage, stockage. Conserver les dossiers patients 30 ans.
Une rupture de traçabilité (cycle non enregistré, opérateur non identifié, dispositif AER non tracé) peut justifier le rappel de tous les patients depuis le dernier contrôle conforme. Procédure lourde (notification ARS, information patients, dépistages). Prévenir est moins coûteux que guérir.