Pour le technicien qui intervient.
Une conductivité du bain hors tolérance (typique 13 à 16 mS/cm pour bicarbonate) signe une erreur de composition (sodium, bicarbonate). Risque vital : hyponatrémie aiguë (oedème cérébral), hyperkaliémie (arrêt cardiaque). La machine doit arrêter immédiatement la séance et alarmer.
Le branchement des cartouches de concentré (acide, bicarbonate) doit faire l'objet d'un double contrôle (deux soignants indépendants). Une inversion ou un mauvais lot peut générer des compositions toxiques. Tracer le contrôle dans le dossier de séance avec identification des soignants.
Avant connexion du patient, vérifier conductivité, pH, température (37 degC +/- 1) et composition. Tracer les valeurs dans le dossier de séance. Sans validation tracée, la séance ne peut commencer. La traçabilité protège l'infirmier et l'établissement en cas d'événement.
La température du bain doit être maintenue à 37 degC +/- 0,5. Trop froide : frissons, hypothermie, instabilité hémodynamique. Trop chaude : hémolyse, brûlure tissulaire. La machine doit alarmer et arrêter en cas de dérive hors plage.
Seul un infirmier ayant suivi la formation spécifique dialyse (DU dialyse ou équivalent) peut piloter une séance. Formation continue annuelle obligatoire. Tracer dans le dossier RH. Sans habilitation valide, l'infirmier ne peut pas être seul en poste.
Pour le responsable / gestionnaire.
Les capteurs de conductivité du bain doivent être calibrés tous les 3 mois avec solution étalon traçable. Une dérive du capteur peut faire passer une composition réellement non conforme pour conforme (faux négatif). Tracer dans le dossier machine.
Pour l'auditeur et le contrôle de conformité.
Seul un infirmier ayant suivi la formation spécifique dialyse (DU dialyse ou équivalent) peut piloter une séance. Formation continue annuelle obligatoire. Tracer dans le dossier RH. Sans habilitation valide, l'infirmier ne peut pas être seul en poste.