Pour l'exploitant de l'équipement.
Toute intervention sur le rotor (lobes, impulseur, tuyau péristaltique), sur le moteur ou sur les raccords doit être précédée d'une consignation électrique au sectionneur, avec apposition d'un cadenas nominatif et d'une étiquette. Un démarrage intempestif peut sectionner un doigt ou écraser une main en quelques dixièmes de seconde. La fonction marche arrière ne dispense pas de consigner. Vérifier l'absence de tension avant intervention avec un vérificateur d'absence de tension.
Le moût et le vin laissent des dépôts sucrés et tartriques qui se transforment rapidement en biofilm. Après chaque utilisation : rinçage à l'eau claire, NEP alcaline (soude 1 à 2 pour cent, 60 degC, 15 minutes), rinçage, NEP acide (acide nitrique 0,5 pour cent, 10 minutes), rinçage final. Pendant la vendange, démontage hebdomadaire du carter et des raccords pour inspection visuelle et nettoyage manuel des recoins inaccessibles au NEP. Un biofilm non traité contamine tous les vins suivants.
L'opérateur en charge de la pompe doit être formé avant la première vendange aux opérations suivantes : démarrage/arrêt avec respect des priorités (vannes ouvertes en amont, pas d'aspiration à vide pour les pompes volumétriques), réglage du variateur, marche arrière en cas de bourrage, NEP complet, démontage du carter. Recyclage tous les 3 ans ou au changement de modèle. Sans formation, le risque d'erreur de manoeuvre est élevé et peut entraîner casse matérielle (rotor, joints) ou contamination du vin.
Un remontage trop violent extrait des tanins durs et des goûts végétaux du marc ; un transfert trop lent expose le vin à l'oxydation en aspiration. Régler le variateur de fréquence selon l'opération : 30 à 50 pour cent du débit nominal pour les remontages en fermentation (extraction douce), 100 pour cent pour les transferts inter-cuves ou la mise en fût. Privilégier les pompes à débit régulier (péristaltique, lobe) aux pompes centrifuges qui maltraitent le produit et émulsionnent.
Pour le technicien qui intervient.
Toute intervention sur le rotor (lobes, impulseur, tuyau péristaltique), sur le moteur ou sur les raccords doit être précédée d'une consignation électrique au sectionneur, avec apposition d'un cadenas nominatif et d'une étiquette. Un démarrage intempestif peut sectionner un doigt ou écraser une main en quelques dixièmes de seconde. La fonction marche arrière ne dispense pas de consigner. Vérifier l'absence de tension avant intervention avec un vérificateur d'absence de tension.
Le tuyau péristaltique est l'organe d'usure principal des pompes péristaltiques : sa rupture en service contamine le moût avec du lubrifiant interne et provoque un arrêt en pleine vendange. Suivre rigoureusement la préconisation fabricant en heures de fonctionnement (typiquement 800 à 2000 heures selon modèle et viscosité) et remplacer même si l'aspect extérieur paraît correct. La micro-fissuration interne n'est pas visible. Tenir un compteur horaire et une fiche de vie du tuyau.
Le moût et le vin laissent des dépôts sucrés et tartriques qui se transforment rapidement en biofilm. Après chaque utilisation : rinçage à l'eau claire, NEP alcaline (soude 1 à 2 pour cent, 60 degC, 15 minutes), rinçage, NEP acide (acide nitrique 0,5 pour cent, 10 minutes), rinçage final. Pendant la vendange, démontage hebdomadaire du carter et des raccords pour inspection visuelle et nettoyage manuel des recoins inaccessibles au NEP. Un biofilm non traité contamine tous les vins suivants.
Pour le responsable / gestionnaire.
La pompe à moût est un équipement de travail au sens du Code du travail, soumis à vérification générale périodique au moins annuelle par une personne compétente désignée (R.4323-23). Vérification de la conformité électrique, de l'état des protections mécaniques (carter de rotor, capot moteur), du fonctionnement de l'arrêt d'urgence et du système de marche arrière. Consignation dans le registre de sécurité, conservation des rapports 5 ans. Sans cette vérification, l'assurance peut refuser la prise en charge en cas d'accident.
En pleine vendange, un arrêt non planifié de la pompe principale bloque la réception du raisin, le pressurage et les remontages. Le manque à gagner cumulé (raisin qui surmaturre dans les bennes, créneau de pressoir perdu) atteint 500 à 2000 euros par heure pour une cave moyenne. Conséquences : tenir un compteur d'heures, anticiper le remplacement des pièces d'usure, conserver un tuyau péristaltique de rechange et un kit de joints à demeure, prévoir une pompe de secours mobilisable en moins de 30 minutes.
Pour l'auditeur et le contrôle de conformité.
La pompe à moût est un équipement de travail au sens du Code du travail, soumis à vérification générale périodique au moins annuelle par une personne compétente désignée (R.4323-23). Vérification de la conformité électrique, de l'état des protections mécaniques (carter de rotor, capot moteur), du fonctionnement de l'arrêt d'urgence et du système de marche arrière. Consignation dans le registre de sécurité, conservation des rapports 5 ans. Sans cette vérification, l'assurance peut refuser la prise en charge en cas d'accident.
Consignes courtes à afficher près de l'équipement.
Risque d'écrasement et de sectionnement. En cas de bourrage, fuite ou bruit anormal, arrêt d'urgence rouge et prévenir le responsable. Pas d'ouverture du carter sans consignation.