Pour l'utilisateur au quotidien.
Ne plongez jamais avec une bouteille gonflée par une station non identifiée ou un compresseur sans certification d'air respirable. Vérifiez que le centre de gonflage est référencé, que la cartouche filtrante est suivie et que l'analyse d'air est récente. Une intoxication au CO en plongée se manifeste par maux de tête, nausée, vertige, puis perte de connaissance.
Si vous plongez avec un club ou un bateau commercial, demandez au responsable la date du dernier contrôle EN 12021 du compresseur. Une analyse à jour (moins de 12 mois) est un bon indicateur du sérieux de la structure. Un goût ou une odeur inhabituelle au détendeur en début de plongée doit vous faire interrompre immédiatement et signaler le problème.
Pour l'exploitant de l'équipement.
Le bloc de filtration retient l'eau, l'huile, le CO2 et les odeurs. Gonfler une bouteille sans filtre, avec un filtre saturé ou avec un filtre périmé peut provoquer une intoxication grave voire mortelle des plongeurs (CO, vapeur d'huile). Tracer chaque changement de cartouche dans le carnet du compresseur avec date, compteur horaire et référence cartouche. Remplacer impérativement selon l'intervalle constructeur (heures de fonctionnement et date de fabrication, le plus précoce des deux).
Le compresseur doit être installé dans un local sec, ventilé naturellement ou mécaniquement (renouvellement d'air permanent), avec accès limité aux personnes formées. Afficher la consigne d'arrêt d'urgence, les numéros d'urgence et la fiche de contrôle hebdomadaire. Disposer d'un extincteur adapté à proximité immédiate. Ne pas entreposer dans le local de produits inflammables, peintures, solvants ou hydrocarbures.
Pour le technicien qui intervient.
Le bloc de filtration retient l'eau, l'huile, le CO2 et les odeurs. Gonfler une bouteille sans filtre, avec un filtre saturé ou avec un filtre périmé peut provoquer une intoxication grave voire mortelle des plongeurs (CO, vapeur d'huile). Tracer chaque changement de cartouche dans le carnet du compresseur avec date, compteur horaire et référence cartouche. Remplacer impérativement selon l'intervalle constructeur (heures de fonctionnement et date de fabrication, le plus précoce des deux).
La prise d'air du compresseur doit être située loin des moteurs thermiques (groupe électrogène, moteur du bateau, voitures, chaudières), des cheminées, des locaux à poussière. Un courant d'air d'échappement aspiré par le compresseur produit du monoxyde de carbone dans les bouteilles. Vérifier le sens du vent dominant et la disposition des sources de combustion à proximité. Installer un filtre à charbon actif dédié CO en amont en cas de doute.
Le compteur horaire du compresseur déclenche le remplacement de la cartouche filtrante selon la durée préconisée par le constructeur (souvent 25 à 100 heures selon la taille du filtre). Tenir un journal d'utilisation : date, heures de début et de fin, nombre de bouteilles gonflées, opérateur. Lorsque l'intervalle est atteint, mettre le compresseur hors service jusqu'au remplacement effectif. Purger les eaux de condensats à chaque démarrage et à intervalle régulier pendant le fonctionnement.
Utiliser exclusivement une huile synthétique référencée par le constructeur pour les compresseurs d'air respirable. Une huile minérale classique peut produire des vapeurs toxiques au passage des étages haute pression. Vérifier le niveau d'huile avant chaque session de gonflage. Vidanger selon la périodicité constructeur (typiquement toutes les 250 à 1000 heures). Tracer la vidange dans le carnet : date, heures, référence de l'huile, quantité.
Pour le responsable / gestionnaire.
L'air comprimé destiné à la plongée doit respecter la norme EN 12021 : monoxyde de carbone inférieur à 5 ppm, dioxyde de carbone inférieur à 500 ppm, huile inférieure à 0.5 mg/m3, vapeur d'eau telle que le point de rosée soit inférieur d'au moins 5 degC à la température minimale d'utilisation. Une analyse complète doit être réalisée par un laboratoire accrédité au minimum tous les 12 mois, et tous les 6 mois pour une activité commerciale intensive. Conserver les rapports d'analyse au moins 5 ans.
Souscrire un contrat de maintenance annuel avec un prestataire référencé constructeur. La révision annuelle inclut le contrôle des soupapes, le remplacement des joints d'étage, la vérification du séparateur de condensats et le test de débit. Le coût d'une révision (250 à 600 EUR par an) est largement inférieur au coût d'un compresseur grippé ou d'un sinistre lié à une mauvaise qualité d'air.
Pour l'auditeur et le contrôle de conformité.
L'air comprimé destiné à la plongée doit respecter la norme EN 12021 : monoxyde de carbone inférieur à 5 ppm, dioxyde de carbone inférieur à 500 ppm, huile inférieure à 0.5 mg/m3, vapeur d'eau telle que le point de rosée soit inférieur d'au moins 5 degC à la température minimale d'utilisation. Une analyse complète doit être réalisée par un laboratoire accrédité au minimum tous les 12 mois, et tous les 6 mois pour une activité commerciale intensive. Conserver les rapports d'analyse au moins 5 ans.
Consignes courtes à afficher près de l'équipement.
Ne fumez pas et n'introduisez aucune flamme dans le local. Réservé aux opérateurs formés. En cas de bruit anormal ou d'odeur inhabituelle, arrêt d'urgence et alerte du responsable.
Lire le compteur horaire avant de démarrer. Si l'écart depuis le dernier changement de cartouche atteint la limite affichée, NE PAS gonfler. Remplacer le filtre ou prévenir le responsable.