Pour l'utilisateur au quotidien.
Toute douleur articulaire, fourmillement, vertige, fatigue inhabituelle, démangeaison ou éruption cutanée survenant dans les heures suivant la plongée doit être signalé IMMÉDIATEMENT au directeur de plongée. Ne minimisez pas un symptôme par crainte de déranger : un accident de décompression traité rapidement guérit sans séquelles, traité tardivement il peut laisser des handicaps définitifs.
À l'embarquement, repérez l'emplacement du kit oxygène, du gilet de sauvetage qui vous est attribué, du parachute de palier collectif et du chemin d'évacuation vers l'échelle. Écoutez attentivement le briefing sécurité du chef de bord. En cas d'incident, ces quelques secondes de repérage peuvent faire la différence.
Pour l'exploitant de l'équipement.
La capacité totale d'oxygène disponible à bord doit être au minimum de 1500 L par plongeur autorisé. Pour 12 plongeurs, cela représente 18 000 L, soit deux bouteilles B15 pleines à 200 bar. Vérifier la pression, la présence du manodétendeur fonctionnel, du masque à haute concentration sous emballage scellé, du BAVU adulte et pédiatrique. Les consommables (masques, sondes) ont des dates de péremption qui doivent être suivies.
Tester la VHF fixe sur le canal 16 au moins une fois par semaine en saison : appel au CROSS ou veille radio des navires à proximité. La VHF portable étanche doit avoir sa batterie chargée et l'étanchéité contrôlée. Les numéros du CROSS de zone (Méditerranée 04 94 61 16 16, Manche 02 33 52 16 16, Atlantique 02 97 55 35 35) et de l'hôpital hyperbare de référence doivent être affichés en permanence sur la passerelle.
En cas de suspicion d'ADD (douleur articulaire, vertige, fourmillement, fatigue intense après remontée), allonger la victime, oxygène pur immédiat au masque haute concentration à 15 l/min, hydratation orale si conscient, alerte CROSS sur canal 16. Le CROSS coordonne l'évacuation vers un centre hyperbare. Ne jamais re-immerger la victime. Continuer l'oxygène jusqu'au transfert médical, même si les symptômes diminuent (rebond possible).
Tous les encadrants de plongée doivent être titulaires du RIFAP (Réactions et Intervention Face à un Accident de Plongée) ou équivalent, recyclé annuellement. Cette formation couvre l'oxygénothérapie normobare, la mise en position d'attente, l'alerte des secours et la rédaction de la fiche d'évacuation. Tenir à jour le tableau des qualifications des encadrants : nom, date de la dernière formation, organisme.
L'échelle de remontée doit pouvoir être déployée en quelques secondes par une personne seule, sans obstacle, sans grippage. Tester le déploiement à chaque préparation de sortie. Marches antidérapantes en bon état, pas d'arête vive ni de point de coincement pour une palme. La plateforme arrière doit être antidérapante et munie de mains courantes solides.
Pour le responsable / gestionnaire.
La capacité totale d'oxygène disponible à bord doit être au minimum de 1500 L par plongeur autorisé. Pour 12 plongeurs, cela représente 18 000 L, soit deux bouteilles B15 pleines à 200 bar. Vérifier la pression, la présence du manodétendeur fonctionnel, du masque à haute concentration sous emballage scellé, du BAVU adulte et pédiatrique. Les consommables (masques, sondes) ont des dates de péremption qui doivent être suivies.
Le Code du sport (article A322-71 et suivants) impose à toute structure commerciale ou associative de plongée d'organiser un contrôle annuel de l'armement spécifique plongée à bord. Ce contrôle vérifie au minimum la présence, l'état et la validité du kit d'oxygénothérapie, de la pharmacie, des moyens de communication et de signalisation. Le compte rendu est conservé dans le registre de sécurité de la structure et présenté à l'inspecteur jeunesse et sports sur demande.
Tous les encadrants de plongée doivent être titulaires du RIFAP (Réactions et Intervention Face à un Accident de Plongée) ou équivalent, recyclé annuellement. Cette formation couvre l'oxygénothérapie normobare, la mise en position d'attente, l'alerte des secours et la rédaction de la fiche d'évacuation. Tenir à jour le tableau des qualifications des encadrants : nom, date de la dernière formation, organisme.
Organiser au moins une fois par an un exercice de simulation d'accident de plongée à bord : mise en place de l'oxygène, alerte CROSS factice, briefing d'évacuation, coordination avec l'équipage. Cet exercice révèle les défauts de procédure (kit difficile d'accès, manodétendeur grippé, numéro illisible, etc.) et entraîne les encadrants au geste réflexe. Tracer l'exercice dans le registre de sécurité.
Pour l'auditeur et le contrôle de conformité.
Le Code du sport (article A322-71 et suivants) impose à toute structure commerciale ou associative de plongée d'organiser un contrôle annuel de l'armement spécifique plongée à bord. Ce contrôle vérifie au minimum la présence, l'état et la validité du kit d'oxygénothérapie, de la pharmacie, des moyens de communication et de signalisation. Le compte rendu est conservé dans le registre de sécurité de la structure et présenté à l'inspecteur jeunesse et sports sur demande.
L'inspecteur jeunesse et sports ou affaires maritimes peut contrôler à tout moment : la déclaration de la structure, le manuel d'organisation interne, les qualifications des encadrants, le registre de sécurité du bateau, le carnet de bord, les fiches d'embarquement, les contrôles d'armement, les attestations de formation RIFAP, les analyses d'air respirable EN 12021 du compresseur, les certificats de re-qualification des bouteilles. Ces documents doivent être à bord ou immédiatement accessibles.
Consignes courtes à afficher près de l'équipement.
Vertige, fourmillement, douleur ou fatigue anormale après la remontée: prévenir tout de suite le directeur de plongée. Pris tôt l'accident guérit, pris tard il laisse des séquelles.
Appelez le CROSS sur le canal 16. Donnez nom du bateau, position GPS, nature de l'urgence, personnes a bord.