Pour l'utilisateur au quotidien.
Pour une saison sereine, planifier le carénage en mars ou avril, avant les premières sorties. Les chantiers sont moins encombrés en sortie d'hiver que juste avant l'été. Réserver l'élévateur ou la grue au moins un mois à l'avance, et prévoir 5 à 10 jours de chantier (séchage de la coque entre les couches, intempéries possibles).
Quand le bateau est à terre, c'est l'occasion d'inspecter ce qui n'est pas accessible à flot : ligne d'arbre, presse-étoupe, joint SailDrive, hélice, jonction safran-mèche, fond de quille, état du gel-coat. Faire la liste des micro-réparations et des consommables à acheter pour la saison. Le coût marginal de ces vérifications est faible et évite les surprises en mer.
Pour l'exploitant de l'équipement.
Le décapage de l'ancien antifouling et la peinture neuve génèrent des déchets toxiques (métaux lourds : cuivre, zinc, biocides). Le carénage doit obligatoirement être réalisé sur une aire étanche équipée d'un système de récupération des eaux de lavage (loi sur l'eau, code de l'environnement). Le carénage sauvage sur la plage ou sur le terre-plein du port est passible d'amende et pollue durablement le milieu marin.
Dans les ports et mouillages classés Natura 2000, en eau saumâtre ou dans les zones de baignade, utiliser des antifoulings sans biocides (silicones, antifoulings durs) ou des solutions mécaniques (revêtements ablatifs réduits, brossage régulier). Les antifoulings au cuivre tuent la faune et la flore locales. Vérifier la composition avant achat : le pictogramme environnement doit être lu.
L'antifouling contient des biocides et solvants nocifs par inhalation et contact cutané. Les opérations de ponçage et de peinture imposent le port systématique d'une combinaison jetable, d'un masque à cartouches A2P3 (vapeurs organiques + poussières fines), de lunettes de protection et de gants nitrile. Ne jamais manger, boire ou fumer dans la zone de travail. Douche obligatoire après chaque session.
Pour le technicien qui intervient.
Les anodes sacrificielles (aluminium en mer, magnésium en eau douce, zinc en mer historique) protègent la coque, les passe-coques et l'embase de la corrosion galvanique. Les remplacer systématiquement à chaque carénage, même si elles sont peu consommées (vieillissement passif). Une anode usée à plus de 40 % ne protège plus efficacement. Conserver les anciennes : leur état renseigne sur l'agressivité du mouillage.
Tous les passe-coques sous flottaison (toilettes, évier, réfrigérateur, etc.) doivent être inspectés à chaque carénage. Les vannes doivent manoeuvrer librement (graisser si dur), les colliers de serrage doivent être doubles et inox, les tuyaux ne doivent pas être fendillés. Un passe-coque qui lâche en mer = voie d'eau immédiate. Renouveler les vannes en bronze tous les 10 ans environ.
Pour le responsable / gestionnaire.
Le décapage de l'ancien antifouling et la peinture neuve génèrent des déchets toxiques (métaux lourds : cuivre, zinc, biocides). Le carénage doit obligatoirement être réalisé sur une aire étanche équipée d'un système de récupération des eaux de lavage (loi sur l'eau, code de l'environnement). Le carénage sauvage sur la plage ou sur le terre-plein du port est passible d'amende et pollue durablement le milieu marin.
Dans les ports et mouillages classés Natura 2000, en eau saumâtre ou dans les zones de baignade, utiliser des antifoulings sans biocides (silicones, antifoulings durs) ou des solutions mécaniques (revêtements ablatifs réduits, brossage régulier). Les antifoulings au cuivre tuent la faune et la flore locales. Vérifier la composition avant achat : le pictogramme environnement doit être lu.
Le rapport de carénage et les factures d'antifouling, d'anodes et de pièces remplacées font partie du dossier d'entretien du bateau. Ils valorisent l'embarcation à la revente (+10 à 15 % par rapport à un bateau sans historique), justifient les remboursements assurance en cas de sinistre et permettent de prévoir les budgets des saisons suivantes.
Consignes courtes à afficher près de l'équipement.
Accès réservé aux personnes munies d'EPI complets. Ne pas circuler près des opérations de ponçage ou de peinture. Tenir enfants et animaux à distance.
Un bateau sur ber peut basculer. Tenez-vous a distance. N'escaladez pas la coque sans accord du chantier.
Peintures, solvants, chiffons et anodes usées vont dans les bennes dédiées. Pas de rejet au sol ni dans les égouts pluviaux. Demandez au chantier en cas de doute.