Pour l'utilisateur au quotidien.
Posséder un kit de sécurité complet et en état est insuffisant si l'équipage ne sait pas s'en servir. Organiser avant chaque saison une revue pratique : comment déclencher une fusée (à l'abri du vent, à 45 deg loin du bateau et du gréement), comment passer un gilet de sauvetage en urgence, comment immatriculer et déclencher la balise. Une balise EPIRB non immatriculée ne permet pas aux secours d'identifier le bateau et peut retarder l'intervention.
Dès que vous montez à bord, repérez l'emplacement du sac de sécurité, des gilets de sauvetage et de l'extincteur. En situation d'urgence, vous devrez agir en quelques secondes. Si vous ne savez pas où se trouve le matériel, demandez au patron de bord avant de quitter le port.
En situation d'urgence (voie d'eau, collision, incendie), l'accès au matériel de sécurité doit être immédiat. Le sac de sécurité ne doit pas être coincé sous les provisions dans un coffre arrière. Stocker le kit principal dans le cockpit ou dans un emplacement accessible de la barre, et les gilets de sauvetage à portée de toutes les couchettes. Effectuer un exercice d'accès au kit en conditions réelles au début de chaque saison.
Si le patron de bord vous demande d'enfiler un gilet de sauvetage, obéissez sans attendre. Ne pas attendre de voir l'eau pour le mettre : une embarcation peut chavirer très rapidement et il sera trop tard. Les gilets modernes sont gonflables automatiquement à l'immersion. Vérifier que la jugulaire est bien fermée.
Déclencher une fusée de détresse déclenche automatiquement une opération de sauvetage coûteuse (hélicoptère, vedette SNSM). L'utilisation abusive est passible de poursuites pénales et d'une amende. Les fusées sont uniquement pour les situations de danger réel. En cas d'urgence en mer, utilisez également le canal VHF 16 ou composez le 196 (CROSS).
Pour l'exploitant de l'équipement.
Posséder un kit de sécurité complet et en état est insuffisant si l'équipage ne sait pas s'en servir. Organiser avant chaque saison une revue pratique : comment déclencher une fusée (à l'abri du vent, à 45 deg loin du bateau et du gréement), comment passer un gilet de sauvetage en urgence, comment immatriculer et déclencher la balise. Une balise EPIRB non immatriculée ne permet pas aux secours d'identifier le bateau et peut retarder l'intervention.
La réglementation française (arrêté du 23 novembre 1987 et ses modificatifs) définit 7 divisions de navigation (de côtière à hauturière) avec des exigences de dotation en matériel de sécurité spécifiques. En division 1 (< 2 milles d'un abri), un kit minimaliste suffit. En division 6 (hauturière), les exigences incluent une balise EPIRB 406 MHz immatriculée COSPAS-SARSAT, des fusées à parachute homologuées (validité 3 ans), des combinaisons d'immersion et un radeau de survie. Vérifier la division déclarée à chaque sortie.
Les éléments du kit de sécurité nautique ont des dates de péremption strictes : fusées (3 ans à compter de la fabrication), gilets de sauvetage (révision annuelle obligatoire en France, contrôle de la cartouche CO2), extincteurs (vérification annuelle, recharge à 5 ans pour les poudres), balise EPIRB (immatriculation + remplacement de batterie et hydrostatic release selon fabricant). Un matériel périmé peut être considéré comme absent lors d'un contrôle des Affaires maritimes.
En situation d'urgence (voie d'eau, collision, incendie), l'accès au matériel de sécurité doit être immédiat. Le sac de sécurité ne doit pas être coincé sous les provisions dans un coffre arrière. Stocker le kit principal dans le cockpit ou dans un emplacement accessible de la barre, et les gilets de sauvetage à portée de toutes les couchettes. Effectuer un exercice d'accès au kit en conditions réelles au début de chaque saison.
Les fusées de détresse périmées sont des déchets pyrotechniques dangereux. Il est formellement interdit de les tirer à la mer (pollution, alerte de sauvetage déclenchée inutilement) ou de les jeter dans une benne. Les filières d'élimination : les capitaineries de certains ports organisent des collectes périodiques, les armureries peuvent reprendre les fusées périmées, ou contacter la préfecture maritime pour les modalités locales. Planifier le remplacement à 6 mois avant la péremption pour éviter le problème de la destruction.
Pour le technicien qui intervient.
Les fusées de détresse périmées sont des déchets pyrotechniques dangereux. Il est formellement interdit de les tirer à la mer (pollution, alerte de sauvetage déclenchée inutilement) ou de les jeter dans une benne. Les filières d'élimination : les capitaineries de certains ports organisent des collectes périodiques, les armureries peuvent reprendre les fusées périmées, ou contacter la préfecture maritime pour les modalités locales. Planifier le remplacement à 6 mois avant la péremption pour éviter le problème de la destruction.
Pour le responsable / gestionnaire.
La réglementation française (arrêté du 23 novembre 1987 et ses modificatifs) définit 7 divisions de navigation (de côtière à hauturière) avec des exigences de dotation en matériel de sécurité spécifiques. En division 1 (< 2 milles d'un abri), un kit minimaliste suffit. En division 6 (hauturière), les exigences incluent une balise EPIRB 406 MHz immatriculée COSPAS-SARSAT, des fusées à parachute homologuées (validité 3 ans), des combinaisons d'immersion et un radeau de survie. Vérifier la division déclarée à chaque sortie.
Les éléments du kit de sécurité nautique ont des dates de péremption strictes : fusées (3 ans à compter de la fabrication), gilets de sauvetage (révision annuelle obligatoire en France, contrôle de la cartouche CO2), extincteurs (vérification annuelle, recharge à 5 ans pour les poudres), balise EPIRB (immatriculation + remplacement de batterie et hydrostatic release selon fabricant). Un matériel périmé peut être considéré comme absent lors d'un contrôle des Affaires maritimes.
Les Affaires maritimes et les sociétés de classification exigent un carnet de bord des vérifications du matériel de sécurité pour les navires de plaisance professionnels (charter, location). Ce carnet doit mentionner les dates de vérification, les péremptions, les remplacements et les noms des personnes responsables. En cas d'accident mortel, l'état du matériel de sécurité est l'un des premiers éléments examinés par l'enquêteur du BEAmer.
Pour l'auditeur et le contrôle de conformité.
La réglementation française (arrêté du 23 novembre 1987 et ses modificatifs) définit 7 divisions de navigation (de côtière à hauturière) avec des exigences de dotation en matériel de sécurité spécifiques. En division 1 (< 2 milles d'un abri), un kit minimaliste suffit. En division 6 (hauturière), les exigences incluent une balise EPIRB 406 MHz immatriculée COSPAS-SARSAT, des fusées à parachute homologuées (validité 3 ans), des combinaisons d'immersion et un radeau de survie. Vérifier la division déclarée à chaque sortie.
Les Affaires maritimes et les sociétés de classification exigent un carnet de bord des vérifications du matériel de sécurité pour les navires de plaisance professionnels (charter, location). Ce carnet doit mentionner les dates de vérification, les péremptions, les remplacements et les noms des personnes responsables. En cas d'accident mortel, l'état du matériel de sécurité est l'un des premiers éléments examinés par l'enquêteur du BEAmer.
Consignes courtes à afficher près de l'équipement.
Pour toute détresse maritime, appelez le CROSS au 196 (gratuit depuis un mobile) ou le 18 (pompiers). Précisez votre position et le nombre de personnes à bord. Activez la balise EPIRB si disponible.
En cas de houle, vent fort ou navigation de nuit, portez votre gilet de sauvetage dès le départ. Le patron de bord a autorité pour l'imposer à tous les passagers.
Les fusées et la balise de détresse sont des équipements de sécurité réglementaires. Ne les manipulez pas. En cas d'urgence à bord, alertez le patron de bord ou composez le 196.