Pour l'exploitant de l'équipement.
Le pipetage en mode direct (aspiration jusqu'au volume souhaité) génère des erreurs importantes sur les liquides visqueux (glycérol, DMSO, solutions de protéines concentrées) et les liquides très volatils. Utiliser impérativement le mode inverse (aspiration au-delà du volume, dispensation sans vider complètement la pointe) pour ces liquides. L'erreur de volume peut atteindre 5 à 20% en mode direct sur des liquides de viscosité élevée, contre moins de 1% en mode inverse.
Le pipetage buccal est interdit dans tous les laboratoires (réglementation du travail, norme NF EN ISO 15189 pour les laboratoires médicaux, BPL OCDE). Il expose l'opérateur à l'ingestion accidentelle de produits toxiques, corrosifs, mutagènes ou infectieux. Utiliser exclusivement des propipettes mécaniques ou électriques. Tout incident impliquant une aspiration buccale accidentelle doit être signalé au responsable de laboratoire et au médecin du travail.
Les pointes doivent être certifiées sans DNase/RNase, sans endotoxines et sans pyruvate pour les applications biologiques sensibles. La correspondance volume/pointe est critique : une pointe de 1 000 uL utilisée pour dispenser 10 uL génère une erreur de 5 à 15% due au volume résiduel dans la pointe. Toujours utiliser une pointe dont la plage de volume inclut le volume à dispenser. Pour les volumes < 1 uL, préférer des micropipettes dédiées (Gilson M2, Eppendorf Research 0,1-2,5 uL).
Pour le technicien qui intervient.
Les micropipettes utilisées dans un laboratoire accrédité COFRAC (selon ISO 17025) ou dans un processus soumis à traçabilité métrologique (pharmaceutique, alimentaire, médical) doivent être étalonnées selon la norme ISO 8655-6 par un laboratoire accrédité, avec émission d'un certificat d'étalonnage comportant les incertitudes de mesure. La périodicité est généralement annuelle, mais peut être semestrielle pour les volumes critiques (PCR, dosages enzymatiques).
Une micropipette contaminée par des acides, bases concentrées, agents de fixation (formaldéhyde) ou agents radioactifs doit être décontaminée avant d'être envoyée à l'étalonnage. Le démontage et le nettoyage du canal de distribution (cône, joint O-ring, piston) se font avec de l'eau distillée ou de l'éthanol 70% selon les recommandations du fabricant. Un piston encrassé génère un débit non linéaire et des erreurs systématiques sur tous les volumes.
Pour le responsable / gestionnaire.
Les micropipettes utilisées dans un laboratoire accrédité COFRAC (selon ISO 17025) ou dans un processus soumis à traçabilité métrologique (pharmaceutique, alimentaire, médical) doivent être étalonnées selon la norme ISO 8655-6 par un laboratoire accrédité, avec émission d'un certificat d'étalonnage comportant les incertitudes de mesure. La périodicité est généralement annuelle, mais peut être semestrielle pour les volumes critiques (PCR, dosages enzymatiques).
L'étalonnage individuel d'une micropipette coûte 30 à 80 euros selon le volume et l'organisme. Pour un laboratoire de 20 à 50 micropipettes, regrouper les étalonnages en 1 ou 2 campagnes annuelles (plutôt qu'au fil de l'eau) réduit les frais logistiques (transport, immobilisation) de 30 à 50%. Certains fabricants proposent des contrats d'étalonnage pluriannuels avec reprise de prêt pendant l'immobilisation, ce qui supprime le risque d'interruption d'activité.
Pour l'auditeur et le contrôle de conformité.
Les micropipettes utilisées dans un laboratoire accrédité COFRAC (selon ISO 17025) ou dans un processus soumis à traçabilité métrologique (pharmaceutique, alimentaire, médical) doivent être étalonnées selon la norme ISO 8655-6 par un laboratoire accrédité, avec émission d'un certificat d'étalonnage comportant les incertitudes de mesure. La périodicité est généralement annuelle, mais peut être semestrielle pour les volumes critiques (PCR, dosages enzymatiques).