Pour l'utilisateur au quotidien.
Ne jamais tenter de dégager une rame de papier coincée avec les mains pendant que la machine est en fonctionnement. Appuyer sur l'arrêt immédiat, attendre l'arrêt complet de tous les mouvements, puis dégager le papier. La lame d'un massicot peut trancher plusieurs centimètres de papier par fraction de seconde : une main dans la zone de coupe est immédiatement sectionnée.
Le massicot est équipé d'une commande bimanuelle obligatoire : les deux boutons doivent être appuyés simultanément pour que la lame descende. Ne jamais tenter de bloquer un bouton avec un objet pour déclencher d'une seule main. Ce dispositif est la protection principale contre les accidents de coupe de doigt et de main.
Si la lame descend avec une seule touche enfoncée, ou si la machine ne répond pas à la double commande, arrêter la machine et signaler immédiatement le défaut au responsable d'atelier. Une commande bimanuelle défaillante supprime la protection principale. Ne pas relancer la production avant intervention du technicien.
Pour l'exploitant de l'équipement.
Le massicot industriel est classé machine dangereuse selon la directive Machines 2006/42/CE. La commande bimanuelle (deux appuis simultanés) est le dispositif de sécurité principal empêchant la coupure involontaire. Avant la première coupe de chaque journée, tester le blocage en n'appuyant que sur une seule touche : la lame ne doit pas descendre. Si le test échoue, condamner la machine et appeler le technicien. Une coupure de main ou de doigt est la blessure la plus fréquente sur ce type de machine.
La hauteur maximale de coupe (généralement 80 à 120 mm selon le modèle) est calculée pour que la lame traverse la rame de haut en bas avec une force suffisante pour une coupe nette. Dépasser cette hauteur oblige à augmenter la pression du serre-flan, ce qui peut provoquer un glissement de la rame en fin de coupe et une coupure non nette sur les dernières feuilles. Dans les cas extrêmes, la lame peut se bloquer dans la rame et un déblocage manuel dangereux est nécessaire.
La conduite d'un massicot industriel ne doit jamais être autorisée sans formation préalable spécifique à la machine. La formation couvre les dispositifs de sécurité, les gestes de chargement et de déchargement (ne jamais plonger les mains dans la zone de coupe pour récupérer des chutes), le changement de programme et la procédure d'urgence. Cette formation doit être tracée dans le dossier de l'opérateur.
Pour le technicien qui intervient.
Une lame émoussée exige une force de coupe plus élevée, sollicite davantage les mécanismes et augmente le risque de déchirure de la feuille inférieure de la rame (rebut). Contrôler l'état du fil de la lame visuellement à chaque changement de type de papier. La durée de vie d'une lame de massicot est de 300 000 à 600 000 coupes selon la qualité du métal et les papiers travaillés. Confier l'affûtage à un spécialiste équipé d'une meule à eau froide pour préserver le trempé de la lame.
Les chutes de papier sont valorisables par la filière papier-carton (benne dédiée, reprise par un collecteur agréé). Les huiles de lubrification usées des mécanismes sont des déchets dangereux à confier à un collecteur d'huiles usées agréé (bordereau BSD obligatoire). La récupération et le recyclage des chutes peuvent représenter un retour de 20 à 50 euros par tonne pour les papiers couchés de qualité.
Pour le responsable / gestionnaire.
Le massicot industriel est classé machine dangereuse selon la directive Machines 2006/42/CE. La commande bimanuelle (deux appuis simultanés) est le dispositif de sécurité principal empêchant la coupure involontaire. Avant la première coupe de chaque journée, tester le blocage en n'appuyant que sur une seule touche : la lame ne doit pas descendre. Si le test échoue, condamner la machine et appeler le technicien. Une coupure de main ou de doigt est la blessure la plus fréquente sur ce type de machine.
Le massicot est soumis à la vérification générale périodique (VGP) annuelle conformément à l'arrêté du 5 mars 1993 (machines-outils dangereuses). La VGP doit être réalisée par un organisme accrédité ou par une personne compétente désignée, couvrant les dispositifs de protection (bimanuelle, protège-lame, verrouillage) et les freins. Le rapport de VGP est à conserver 5 ans et présenté à l'inspection du travail à première demande.
La conduite d'un massicot industriel ne doit jamais être autorisée sans formation préalable spécifique à la machine. La formation couvre les dispositifs de sécurité, les gestes de chargement et de déchargement (ne jamais plonger les mains dans la zone de coupe pour récupérer des chutes), le changement de programme et la procédure d'urgence. Cette formation doit être tracée dans le dossier de l'opérateur.
Les chutes de papier sont valorisables par la filière papier-carton (benne dédiée, reprise par un collecteur agréé). Les huiles de lubrification usées des mécanismes sont des déchets dangereux à confier à un collecteur d'huiles usées agréé (bordereau BSD obligatoire). La récupération et le recyclage des chutes peuvent représenter un retour de 20 à 50 euros par tonne pour les papiers couchés de qualité.
Pour l'auditeur et le contrôle de conformité.
Le massicot est soumis à la vérification générale périodique (VGP) annuelle conformément à l'arrêté du 5 mars 1993 (machines-outils dangereuses). La VGP doit être réalisée par un organisme accrédité ou par une personne compétente désignée, couvrant les dispositifs de protection (bimanuelle, protège-lame, verrouillage) et les freins. Le rapport de VGP est à conserver 5 ans et présenté à l'inspection du travail à première demande.
Consignes courtes à afficher près de l'équipement.
Massicot classé dangereux. Utilisation réservée aux opérateurs formés. Toute utilisation par une personne non formée est interdite et risque une blessure grave.
Comprimez la plaie avec un linge propre. N'enlevez pas le garrot improvisé. Appelez le 15 immédiatement. Déclenchez l'arrêt d'urgence de la machine.
La lame de ce massicot coupe plusieurs centimètres de papier en un mouvement. Ne jamais approcher les mains de la zone de coupe, même machine arrêtée. Considérez toujours la lame comme affilée.