Pour l'utilisateur au quotidien.
Un claquement, un crissement métallique ou un bruit de frottement nouveau sous voile peut signaler un sertissage qui va lâcher ou un ridoir qui se dévisse. Réduire immédiatement la voile (prendre un ris), retourner au mouillage le plus proche et inspecter le gréement avant toute nouvelle sortie.
Avant de larguer les amarres, prenez 2 minutes pour observer le mât, les haubans et les drisses. Cherchez un fil métallique qui dépasse, une goupille manquante, un ridoir qui rouille, une drisse coincée. En cas de doute, demandez à un professionnel ou reportez la sortie. Un gréement défaillant n'avertit pas avant de casser.
Le sel cristallisé corrode les sertissages inox et les axes au fil des saisons. Après une sortie en mer, surtout par mer formée, rincer le gréement à l'eau douce avec un jet doux (pas de haute pression), en insistant sur les ridoirs, les capelages et les réas. Cette habitude prolonge la durée de vie du gréement de plusieurs années.
Pour l'exploitant de l'équipement.
Après une opération de démâtage (carénage, transport), le réglage de la tension doit être refait au tensiomètre selon les valeurs constructeur. Une tension mal réglée fatigue le mât et les sertissages en quelques heures de navigation. Le réglage initial doit être contrôlé après les premières sorties (les câbles s'allongent légèrement).
Pour le technicien qui intervient.
Le gréement est un élément de sécurité majeur : un démâtage en mer met immédiatement l'équipage en danger. Faire vérifier le gréement par un gréeur professionnel ou un chef de bord expérimenté au minimum une fois par an, avant la saison. Tracer chaque vérification (date, vérificateur, points contrôlés, conclusion) dans le carnet du bord. L'assurance peut refuser un sinistre démâtage sans preuve d'entretien régulier.
85 % des ruptures de câbles partent d'une micro-fissure à un sertissage (terminaisons sertis, ridoirs, embouts). Inspecter chaque sertissage à la loupe 8x, perpendiculairement et tangentiellement, à la recherche de fils rompus ou d'amorces. Toute fissure visible impose le remplacement de la pièce. Ne pas se contenter du contrôle visuel à l'oeil nu.
Au moins une fois par an, vaporiser un dégrippant pénétrant sur tous les axes, ridoirs et goupilles, puis lubrifier à la graisse spéciale gréement (graisse waterproof). Les axes coincés se cassent en torsion sous charge dynamique. Remplacer systématiquement les goupilles fendues qui ont été ouvertes/refermées plus d'une fois (risque de casse).
Pour le responsable / gestionnaire.
Le gréement est un élément de sécurité majeur : un démâtage en mer met immédiatement l'équipage en danger. Faire vérifier le gréement par un gréeur professionnel ou un chef de bord expérimenté au minimum une fois par an, avant la saison. Tracer chaque vérification (date, vérificateur, points contrôlés, conclusion) dans le carnet du bord. L'assurance peut refuser un sinistre démâtage sans preuve d'entretien régulier.
Le remplacement complet du gréement dormant d'un voilier de 10 mètres coûte 3 000 à 6 000 euros pose comprise. Anticiper ce poste dans le budget pluriannuel du bateau : le mettre de côté chaque année (300 à 500 euros) évite la mauvaise surprise au 10e anniversaire. La pose lors d'un démâtage à terre est plus économique qu'une intervention en urgence après avarie.
Consignes courtes à afficher près de l'équipement.
Un opérateur travaille en hauteur sur le gréement. Outils et pièces peuvent tomber. Ne pas passer sous le mât. Contourner le bateau par le ponton.
Quelqu'un est hisse en tete de mat. Perimetre de sécurité de 5 metres autour du bateau. N'entrez pas avant la redescente.
Casques disponibles à l'accueil. Une chute d'outil depuis 15 m peut tuer. Respectez le balisage et les consignes de l'équipe.