Pour le technicien qui intervient.
L'inspection de toiture est un travail en hauteur régi par le décret 2004-924. Les équipements de protection individuelle (harnais, longe, point d'ancrage certifié) sont obligatoires dès que la toiture est accessible à la marche. En l'absence d'équipement adapté ou de point d'ancrage certifié sur site, limiter l'inspection à la vue depuis le plan bas et le stipuler dans le rapport.
Les DTU 43.1 (étanchéité sur maçonnerie) et 40.11 à 40.35 (couvertures en ardoise, tuile, zinc, bac acier) constituent les référentiels techniques. Chaque défaut relevé (soulèvement de membrane, tuile cassée, noue colmatée, zinguerie fissurée) doit être qualifié par référence au DTU applicable. Le rapport doit indiquer si le désordre relève du curatif urgent ou de la maintenance préventive.
Les pénétrations (sorties de ventilation, tuyaux, câbles, chatières) et les relevés en pied de mur sont les zones de défaillance les plus fréquentes. Inspecter chaque pénétration : collier d'étanchéité présent, état du mastic ou de la soudure, absence de décollement. Un relevé décollé sur 5 cm peut suffire à provoquer une infiltration lors d'une pluie de forte intensité.
Inspecter les chêneaux (encastrés ou apparents) : accumulation de végétaux, déformation, fissure de soudure, état des crochets de fixation. Tester si possible le débit des descentes en versant de l'eau. Une descente bouchée peut provoquer un débordement qui infiltre les murs de façade. Indiquer la date du dernier nettoyage si connue.
La présence de mousses, lichens et végétaux sur la couverture (tuiles, ardoises, zinc) accélère la dégradation par rétention d'humidité et par les acides organiques sécrétés. Photographier et estimer la surface couverte. Un traitement anti-mousse avec rinçage est préférable au démoussage mécanique qui risque de déplacer ou casser des éléments de couverture.
Pour le responsable / gestionnaire.
Le barème FFA distingue les éléments de couverture (durée de vie : tuile béton 30-40 ans, ardoise naturelle 50-80 ans, zinc 30-50 ans, membrane EPDM 20-30 ans, bac acier 20-40 ans) et les éléments d'étanchéité. Le taux de vétusté calculé impacte directement l'indemnisation en cas de sinistre. Indiquer systématiquement le type de matériau et l'année de la dernière réfection.
Inspecter les chêneaux (encastrés ou apparents) : accumulation de végétaux, déformation, fissure de soudure, état des crochets de fixation. Tester si possible le débit des descentes en versant de l'eau. Une descente bouchée peut provoquer un débordement qui infiltre les murs de façade. Indiquer la date du dernier nettoyage si connue.
Pour l'auditeur et le contrôle de conformité.
L'inspection de toiture est un travail en hauteur régi par le décret 2004-924. Les équipements de protection individuelle (harnais, longe, point d'ancrage certifié) sont obligatoires dès que la toiture est accessible à la marche. En l'absence d'équipement adapté ou de point d'ancrage certifié sur site, limiter l'inspection à la vue depuis le plan bas et le stipuler dans le rapport.
Les DTU 43.1 (étanchéité sur maçonnerie) et 40.11 à 40.35 (couvertures en ardoise, tuile, zinc, bac acier) constituent les référentiels techniques. Chaque défaut relevé (soulèvement de membrane, tuile cassée, noue colmatée, zinguerie fissurée) doit être qualifié par référence au DTU applicable. Le rapport doit indiquer si le désordre relève du curatif urgent ou de la maintenance préventive.
Le barème FFA distingue les éléments de couverture (durée de vie : tuile béton 30-40 ans, ardoise naturelle 50-80 ans, zinc 30-50 ans, membrane EPDM 20-30 ans, bac acier 20-40 ans) et les éléments d'étanchéité. Le taux de vétusté calculé impacte directement l'indemnisation en cas de sinistre. Indiquer systématiquement le type de matériau et l'année de la dernière réfection.
La présence de mousses, lichens et végétaux sur la couverture (tuiles, ardoises, zinc) accélère la dégradation par rétention d'humidité et par les acides organiques sécrétés. Photographier et estimer la surface couverte. Un traitement anti-mousse avec rinçage est préférable au démoussage mécanique qui risque de déplacer ou casser des éléments de couverture.