Pour l'utilisateur au quotidien.
Un flotteur visiblement mou ne doit pas être utilisé en mer. La perte de portance compromet l'équilibre du bateau et fatigue dangereusement les soudures. Regonfler à la pression nominale avant le départ ou reporter la sortie. Si plusieurs compartiments se vident, contacter un réparateur agréé : le problème vient probablement d'une fuite générale ou d'une valve.
Sur chaque sortie en RIB, embarquer une pompe manuelle ou électrique adaptée et un kit de réparation d'urgence (rustines autocollantes haute pression, colle, ciseaux, brosse). Une perforation par un objet flottant ou un rocher peut se réparer en mer en quelques minutes. Sans pompe ni kit, vous êtes condamnés au remorquage.
La pression de gonflage recommandée est indiquée sur une plaque du tableau arrière ou sur le boudin. Respectez cette valeur, ne surgonflez jamais pour gagner en rigidité : les soudures lâcheront. En cas de doute, demandez au constructeur ou au revendeur la valeur exacte du modèle.
Pour l'exploitant de l'équipement.
Chaque compartiment de flotteur doit être testé séparément : gonfler à la pression nominale, attendre 24 heures à température constante, mesurer la perte. Une perte supérieure à 10 % indique une fuite à localiser (valve, soudure, perforation invisible). Tester à l'eau savonneuse : les bulles trahissent l'emplacement exact. Réparer avant toute nouvelle utilisation : un compartiment qui se dégonfle en mer fait basculer le RIB.
La pression d'un flotteur varie de 4 à 5 mbar par degré de variation de température (loi des gaz parfaits). Un flotteur gonflé au matin frais peut surpressuriser de 60 mbar à midi en plein soleil et lâcher une soudure. Toujours mesurer et ajuster la pression à l'ombre, à une température constante connue (15 à 20 degC idéalement), et noter cette température dans le compte rendu pour comparaison.
Pour le technicien qui intervient.
Chaque compartiment de flotteur doit être testé séparément : gonfler à la pression nominale, attendre 24 heures à température constante, mesurer la perte. Une perte supérieure à 10 % indique une fuite à localiser (valve, soudure, perforation invisible). Tester à l'eau savonneuse : les bulles trahissent l'emplacement exact. Réparer avant toute nouvelle utilisation : un compartiment qui se dégonfle en mer fait basculer le RIB.
Hypalon et PVC ne se réparent pas avec les mêmes colles : utiliser une colle Hypalon (à 2 composants) pour les flotteurs en Hypalon et une colle PVC pour les flotteurs en PVC. Mélanger les produits compromet l'adhérence et la durabilité. Toujours préparer la zone (poncer délicatement, dégraisser au MEK), appliquer 2 couches de colle, presser fermement et laisser sécher 24h avant de regonfler à la pression nominale.
Profiter du test de pression pour inspecter visuellement à 360 degrés : zones de raccord coque-flotteur (décollements), soudures (ouvertures), liston (abrasion), poignées (sangles décollées), anneaux de remorquage. Photographier les zones sensibles pour comparer d'une année sur l'autre. Le tissu Hypalon dure 15 à 20 ans, le PVC 8 à 12 ans selon l'exposition UV.
Pour le responsable / gestionnaire.
Le compte rendu de vérification annuelle, avec les valeurs de pression mesurées et les photos des zones inspectées, doit être conservé au minimum 5 ans. Il est exigé par l'assurance en cas de sinistre et par l'acheteur en cas de revente. Une vérification annuelle documentée peut augmenter la valeur de revente du RIB de 10 à 20 %.
Consignes courtes à afficher près de l'équipement.
Un flotteur mou est dangereux. Reportez la sortie et faites contrôler le bateau. Pression recommandée affichée sur le boudin.
Vérifiez avant le départ : pompe à main, rustines, colle, ciseaux. Une crevaison sans kit, c'est un remorquage payant.
Les coques tendres des semi-rigides se perforent facilement sur les rochers et coquillages. Mouillez à 10 mètres minimum et utilisez l'annexe ou nagez.