Pour l'utilisateur au quotidien.
Une odeur de brûlé, un bourdonnement inhabituel ou une carcasse de moteur brûlante au toucher indiquent un problème électrique ou mécanique grave. Arrêter la machine via le bouton d'arrêt ou le disjoncteur le plus proche, et prévenir immédiatement la maintenance. Ne pas tenter de toucher ni de démonter le moteur.
Les ouïes de ventilation sur les flancs ou l'arrière du moteur doivent rester dégagées. Ne pas poser d'objets contre le moteur ni accumuler de poussière ou de copeaux sur les grilles. Un moteur surchauffé par manque de ventilation tombe en panne prématurément et peut déclencher un départ d'incendie.
Pour l'exploitant de l'équipement.
Un moteur asynchrone tolère une variation de tension de +-10 % de sa tension nominale (CEI 60038). Au-delà de -15 %, le couple au démarrage chute et le moteur peut ne pas démarrer à pleine charge, provoquant une surintensité prolongée qui grille les bobinages. Un réseau déséquilibré (différence de tension entre phases > 2 %) génère un courant homopolaire qui chauffe le rotor. Mesurer la tension et le déséquilibre avant la mise en service de tout nouveau moteur.
Une odeur de brûlé, un bourdonnement inhabituel ou une carcasse de moteur brûlante au toucher indiquent un problème électrique ou mécanique grave. Arrêter la machine via le bouton d'arrêt ou le disjoncteur le plus proche, et prévenir immédiatement la maintenance. Ne pas tenter de toucher ni de démonter le moteur.
Les ouïes de ventilation sur les flancs ou l'arrière du moteur doivent rester dégagées. Ne pas poser d'objets contre le moteur ni accumuler de poussière ou de copeaux sur les grilles. Un moteur surchauffé par manque de ventilation tombe en panne prématurément et peut déclencher un départ d'incendie.
Pour le technicien qui intervient.
Un moteur asynchrone tolère une variation de tension de +-10 % de sa tension nominale (CEI 60038). Au-delà de -15 %, le couple au démarrage chute et le moteur peut ne pas démarrer à pleine charge, provoquant une surintensité prolongée qui grille les bobinages. Un réseau déséquilibré (différence de tension entre phases > 2 %) génère un courant homopolaire qui chauffe le rotor. Mesurer la tension et le déséquilibre avant la mise en service de tout nouveau moteur.
La défaillance de roulements est la première cause de panne moteur électrique (40 % des pannes selon les statistiques SKF). La fréquence de lubrification dépend de la vitesse (tour/min), de la charge radiale et de la température ambiante. Sur un moteur 4 pôles 1 500 tr/min en service continu, l'intervalle typique est de 2 000 à 4 000 heures de fonctionnement. Sur-lubrifier est aussi nocif que sous-lubrifier : l'excès de graisse provoque un échauffement par cisaillement. Utiliser exclusivement la graisse préconisée (en général EP2 à base lithium ou polyurée).
Un moteur électrique industriel contient du cuivre (bobinages), de l'acier (carcasse, rotor) et des condensateurs (sur les monophases) qui doivent être recyclés séparément. Il relève de la directive DEEE 2012/19/UE pour les moteurs de moins de 5 kW, et de la réglementation déchets industriels pour les plus grandes puissances. Le cuivre de récupération a une valeur marchande (2 à 6 euros/kg) qui peut couvrir le coût de dépose. Ne jamais laisser le moteur en déchèterie générale sans identification préalable du type d'isolant.
La durée de vie des bobinages d'un moteur diminue de moitié pour chaque 10 C de dépassement de la classe d'isolement (règle des 10 K, norme IEC 60085). Un moteur en classe F (155 C max) qui fonctionne à 145 C a une espérance de vie 2 fois inférieure à un moteur à 135 C. Réaliser une thermographie IR lors des vérifications annuelles (corps du moteur, paliers). Une température de carcasse supérieure de 30 C à la température ambiante sur un moteur à vide est anormale.
Pour le responsable / gestionnaire.
Le règlement UE 2019/1781 impose le niveau minimum IE3 pour les moteurs asynchrones de 0,75 à 1 000 kW depuis juillet 2021, et IE2 avec variateur pour les moteurs de 0,12 à 0,75 kW. Un moteur IE1 encore en service est hors norme pour toute mise sur le marché ou remplacement. En cas de remplacement d'un moteur défaillant, le moteur de remplacement doit être au minimum IE3. Un audit du parc moteur permet d'identifier les candidats prioritaires au remplacement (moteurs de grande puissance à faible facteur de charge).
Un moteur électrique industriel contient du cuivre (bobinages), de l'acier (carcasse, rotor) et des condensateurs (sur les monophases) qui doivent être recyclés séparément. Il relève de la directive DEEE 2012/19/UE pour les moteurs de moins de 5 kW, et de la réglementation déchets industriels pour les plus grandes puissances. Le cuivre de récupération a une valeur marchande (2 à 6 euros/kg) qui peut couvrir le coût de dépose. Ne jamais laisser le moteur en déchèterie générale sans identification préalable du type d'isolant.
Sur une pompe ou un ventilateur centrifuge, réduire la vitesse de 20 % divise la consommation électrique par 1,95 (loi des similitudes). L'ajout d'un variateur de fréquence (VFD) sur un moteur existant coûte 300 à 2 000 euros selon la puissance et s'amortit en 1 à 3 ans sur les forts utilisateurs. Le variateur améliore aussi la durée de vie du moteur en supprimant les surcharges au démarrage. Il faut vérifier la compatibilité du moteur (isolement renforcé pour les tensions parasites PWM du variateur).
Consignes courtes à afficher près de l'équipement.
Ce moteur fonctionne sous tension. Ne pas toucher les bornes, les câbles ni le carter pendant le fonctionnement. En cas d'odeur de brûlé, quitter la zone et prévenir la maintenance.
Ne pas approcher accouplement ou organes de transmission sans protections. Vêtements amples, cravates et cheveux longs doivent être écartés ou protégés près d'un arbre en rotation.