Pour le technicien qui intervient.
Avant tout démontage d'un échangeur thermique (à plaques ou tubulaire), couper et condamner les alimentations amont et aval des deux circuits (froid et chaud). Purger les fluides résiduels dans des contenants adaptés. Pour les fluides sous pression ou à haute température, attendre le refroidissement et la dépressurisation complète avant ouverture. L'ouverture d'un échangeur en pression est une cause d'accident grave par projection de fluide chaud.
A chaque démontage pour nettoyage, inspecter visuellement chaque plaque (absence de perforation, de corrosion pitting, de deformation) et chaque joint (absence de fissure, de gonflement, de dureté excessive). Les joints en EPDM ont une durée de vie de 3 à 7 ans selon le fluide et la température. Un joint durci ou fissure entraineera une fuite dès la remise en service. Remplacer par lot complet, jamais par joint isolé.
Après tout démontage et remontage d'un échangeur à plaques, réaliser une épreuve hydraulique à 1,3 fois la pression de service maximale (selon EN 13445 ou selon les prescriptions constructeur) pendant au moins 30 minutes. Vérifier l'absence de fuite aux joints et aux raccords. Ne jamais remettre en service un échangeur sans épreuve d'étanchéité : une fuite non détectée entre les circuits primaire et secondaire peut contaminer un réseau d'eau potable ou de process.
Les plaques en acier inoxydable 316L sont sensibles à la corrosion par l'ion chlorure en milieu acide concentré et chaud. Pour le détartrage chimique, utiliser un acide organique (acide citrique, acide formique) et non de l'acide chlorhydrique qui attaque l'inox. Pour les plaques en titane (eaux salines), un nettoyage alcalin peut être préférable. Consulter les recommandations du constructeur avant toute opération de nettoyage chimique.
La perte de charge d'un échangeur (différence de pression entre l'entree et la sortie de chaque circuit) augmente progressivement avec l'encrassement. Mesurer et noter la perte de charge avant et après nettoyage avec des manomètres calibrés. Cette donnée permet de quantifier l'efficacité du nettoyage, de suivre la vitesse d'encrassement sur les cycles suivants, et de justifier économiquement la périodicité d'entretien.
Pour le responsable / gestionnaire.
Les échangeurs thermiques industriels sont des équipements sous pression soumis à la directive PED 2014/68/UE. Vérifier la présence du marquage CE, du certificat de conformité et du dossier de suivi. Pour les catégories III et IV, les requalifications périodiques (test de pression) sont obligatoires selon l'arrete du 15 mars 2000. Un échangeur dont la requalification est dépassée ne peut pas légalement être maintenu en service.
La perte de charge d'un échangeur (différence de pression entre l'entree et la sortie de chaque circuit) augmente progressivement avec l'encrassement. Mesurer et noter la perte de charge avant et après nettoyage avec des manomètres calibrés. Cette donnée permet de quantifier l'efficacité du nettoyage, de suivre la vitesse d'encrassement sur les cycles suivants, et de justifier économiquement la périodicité d'entretien.
Pour l'auditeur et le contrôle de conformité.
Les échangeurs thermiques industriels sont des équipements sous pression soumis à la directive PED 2014/68/UE. Vérifier la présence du marquage CE, du certificat de conformité et du dossier de suivi. Pour les catégories III et IV, les requalifications périodiques (test de pression) sont obligatoires selon l'arrete du 15 mars 2000. Un échangeur dont la requalification est dépassée ne peut pas légalement être maintenu en service.