Pour l'exploitant de l'équipement.
Une pré-alarme gaz inerte signale un risque imminent de décharge automatique en moins de 30 secondes. Tout occupant doit savoir évacuer immédiatement par l'issue de secours signalée, sans tenter de récupérer un objet ni de comprendre la cause. Former tout le personnel intervenant dans ces locaux, organiser un exercice annuel d'évacuation, afficher la procédure à chaque accès. Conserver les feuilles de présence aux formations et les comptes rendus d'exercice. Une décharge gaz inerte sur un personnel non évacué est mortelle.
Une dérive climatique non détectée pendant le week-end ou la nuit peut endommager irréversiblement les biens stockés. Configurer la centrale pour envoyer une alerte SMS ou e-mail à l'opérateur d'astreinte dès que la température ou l'hygrométrie sort de la plage de tolérance pendant plus de 30 minutes. Tester l'alerte chaque mois. Tenir une liste de diffusion à jour avec au moins 2 destinataires distincts. Sans alerte, la première intervention est déclenchée par le constat de sinistre, donc trop tard.
Pour le technicien qui intervient.
Les locaux équipés d'extinction au gaz inerte (FM200, Argonite, Inergen) deviennent mortels en cas de déclenchement intempestif : la concentration en oxygène descend en dessous de 15 pour cent et provoque une perte de conscience en moins d'une minute. Avant toute intervention, vérifier l'état de la centrale de détection, neutraliser le déclenchement automatique (clé de consignation), porter un détecteur d'oxygène individuel. Sortir immédiatement si la sirène retentit ou si le voyant de décharge s'allume. Une intervention sans consignation est une mise en danger d'autrui.
Les sondes capacitives d'hygrométrie dérivent typiquement de 1 à 3 pour cent par an. Étalonner annuellement par comparaison à un étalon raccordé COFRAC sur trois points (40, 60, 80 pour cent HR). Au-delà de 3 pour cent d'écart résiduel après recalibration, remplacer la sonde. Pour la température, l'étalonnage se fait par bain thermostatique ou comparateur, avec une tolérance de 0,3 deg C. Consigner les valeurs étalonnées et conserver le certificat de l'étalon utilisé. Sans étalonnage, les valeurs enregistrées perdent leur valeur de preuve.
Une pré-alarme gaz inerte signale un risque imminent de décharge automatique en moins de 30 secondes. Tout occupant doit savoir évacuer immédiatement par l'issue de secours signalée, sans tenter de récupérer un objet ni de comprendre la cause. Former tout le personnel intervenant dans ces locaux, organiser un exercice annuel d'évacuation, afficher la procédure à chaque accès. Conserver les feuilles de présence aux formations et les comptes rendus d'exercice. Une décharge gaz inerte sur un personnel non évacué est mortelle.
La CTA d'un local climatisé sensible doit faire l'objet d'un entretien trimestriel : remplacement filtres selon delta P (pas calendaire), nettoyage batteries chaud-froid, contrôle des courroies de ventilation, vidange des bacs de condensats, désinfection des humidificateurs. Vérifier l'étanchéité des gaines, mesurer le débit d'air soufflé en sortie. Un défaut sur la CTA dégrade progressivement les consignes sans alarme immédiate. Tracer chaque entretien dans le carnet de maintenance avec valeurs delta P et débit mesurés.
Pour le responsable / gestionnaire.
Le contrat de dépôt d'oeuvres d'art ou d'archives sensibles impose à l'exploitant une obligation de moyens renforcée sur les conditions de conservation. En cas de sinistre (déformation, moisissure, jaunissement), la responsabilité civile professionnelle exige la preuve du respect des consignes contractuelles. Exporter mensuellement l'historique horodaté des sondes, archiver les fichiers pendant la durée du contrat plus 5 ans, conserver les rapports d'étalonnage des capteurs. Sans cet historique opposable, la franchise d'assurance reste à la charge de l'exploitant et la confiance du déposant est perdue.
Une consigne d'hygrométrie 5 points en dessous du besoin réel coûte 15 à 25 pour cent de plus en énergie sans bénéfice patrimonial. Documenter pour chaque local le profil des biens (archives, oeuvres, vins, textiles) et la plage de consigne associée, justifier le choix dans le dossier d'exploitation. Réviser les consignes annuellement, négocier un avenant au contrat de dépôt si une consigne plus large est acceptable. Un local sur-régulé représente plusieurs milliers d'euros de surcoût annuel à grande échelle.
Pour l'auditeur et le contrôle de conformité.
Le contrat de dépôt d'oeuvres d'art ou d'archives sensibles impose à l'exploitant une obligation de moyens renforcée sur les conditions de conservation. En cas de sinistre (déformation, moisissure, jaunissement), la responsabilité civile professionnelle exige la preuve du respect des consignes contractuelles. Exporter mensuellement l'historique horodaté des sondes, archiver les fichiers pendant la durée du contrat plus 5 ans, conserver les rapports d'étalonnage des capteurs. Sans cet historique opposable, la franchise d'assurance reste à la charge de l'exploitant et la confiance du déposant est perdue.
Consignes courtes à afficher près de l'équipement.
Local sous décharge automatique de gaz inerte. À l'alarme, évacuer par l'issue indiquée et refermer la porte. Ne pas rentrer avant réarmement.