Pour l'utilisateur au quotidien.
Avant toute perfusion, vérifier que les alarmes d'occlusion (pression aval) et de KVO (Keep Vein Open, débit minimal) sont configurées correctement. Une alarme d'occlusion désactivée ou réglée trop haute peut masquer un thrombose de cathéter et conduire à une reperfusion brutale (bolus) lors de la levée de l'obstruction. Vérifier également l'alarme de fin de traitement. Ne jamais mettre sous silence une alarme sans en identifier la cause. Toute alarme répétitive non expliquée doit être signalée à l'ingénieur biomédical.
La pompe délivre un médicament à un débit précis prescrit par le médecin. Modifier le débit, le volume ou mettre la pompe en pause sans instruction du soignant peut provoquer un surdosage ou un sous-dosage dangereux. Si vous entendez une alarme, appelez l'infirmier(e) immédiatement. Ne pas couper l'alarme.
Les seringues, lignes et cartouches compatibles avec la pompe sont référencées dans la documentation constructeur. L'utilisation de consommables non référencés peut provoquer des erreurs de débit pouvant atteindre +/-30 % (mauvaise détection de la seringue, coefficient de friction différent du piston). Pour les médicaments à index thérapeutique étroit (héparine, insuline, morphine, noradrénaline), une erreur de débit de 20 % peut mettre en danger la vie du patient.
Chaque modèle de pompe à perfusion a une interface de programmation différente. Toute affectation d'un infirmier à un service utilisant un nouveau modèle doit être précédée d'une formation pratique (minimum 2 heures sur matériel réel, hors patient). Les erreurs de programmation (confusion débit/volume, unité ml/h vs mcg/kg/min) sont la principale cause d'incident de pompe. Utiliser des bibliothèques de médicaments intégrées (drug libraries) pour limiter les saisies manuelles. Former également au remplacement d'urgence sur batterie.
Une alarme de pompe indique un problème réel : obstruction de la ligne, fin de médicament, déconnexion. Ne jamais l'ignorer ni la couper sans réponse. Appuyer sur le bouton d'appel infirmière ou crier si nécessaire. Ne pas tenter de manipuler la tubulure ou le flacon soi-même.
Pour l'exploitant de l'équipement.
Avant toute perfusion, vérifier que les alarmes d'occlusion (pression aval) et de KVO (Keep Vein Open, débit minimal) sont configurées correctement. Une alarme d'occlusion désactivée ou réglée trop haute peut masquer un thrombose de cathéter et conduire à une reperfusion brutale (bolus) lors de la levée de l'obstruction. Vérifier également l'alarme de fin de traitement. Ne jamais mettre sous silence une alarme sans en identifier la cause. Toute alarme répétitive non expliquée doit être signalée à l'ingénieur biomédical.
Les seringues, lignes et cartouches compatibles avec la pompe sont référencées dans la documentation constructeur. L'utilisation de consommables non référencés peut provoquer des erreurs de débit pouvant atteindre +/-30 % (mauvaise détection de la seringue, coefficient de friction différent du piston). Pour les médicaments à index thérapeutique étroit (héparine, insuline, morphine, noradrénaline), une erreur de débit de 20 % peut mettre en danger la vie du patient.
Chaque modèle de pompe à perfusion a une interface de programmation différente. Toute affectation d'un infirmier à un service utilisant un nouveau modèle doit être précédée d'une formation pratique (minimum 2 heures sur matériel réel, hors patient). Les erreurs de programmation (confusion débit/volume, unité ml/h vs mcg/kg/min) sont la principale cause d'incident de pompe. Utiliser des bibliothèques de médicaments intégrées (drug libraries) pour limiter les saisies manuelles. Former également au remplacement d'urgence sur batterie.
Pour le technicien qui intervient.
La maintenance préventive des pompes à perfusion est obligatoire selon l'arrêté du 3 mars 2003 relatif aux équipements biomédicaux. La fréquence minimale recommandée est annuelle, avec vérification : du débit réel par rapport au débit programmé (erreur admissible : +/-5 % selon EN 60601-2-24), de l'alarme de pression d'occlusion, de l'alarme de fin de seringue/poche et du fonctionnement sur batterie. Tout appareil ne répondant pas aux critères de la fiche de maintenance doit être retiré du service et signalé au service biomédical.
Pour le responsable / gestionnaire.
La pompe à perfusion et la seringue électrique sont des dispositifs médicaux de classe IIb (règlement UE 2017/745 MDR). Tout incident grave (surdosage, sous-dosage, arrêt inopiné) ou dysfonctionnement susceptible d'entraîner un préjudice grave doit être déclaré à l'ANSM sous 48h via le portail de matériovigilance (art. L.5212-2 du code de la santé publique). La matériovigilance est une obligation légale, pas une démarche volontaire. L'établissement doit désigner un correspondant de matériovigilance identifié et formé.
Un hôpital de 200 lits possède en moyenne 150 à 300 pompes à perfusion. Sans tracking, 10 à 20 % des pompes sont perdues, rangées dans des placards inaccessibles ou immobilisées pour maintenance. Un système de gestion de parc (GMAO biomédicale avec lecture RFID ou code-barre) permet de localiser chaque appareil, de planifier les maintenances préventives à l'heure et d'optimiser le taux d'utilisation. Un gain de 10 % sur le taux d'utilisation peut éviter l'achat de 15 à 30 pompes supplémentaires.
Pour l'auditeur et le contrôle de conformité.
La pompe à perfusion et la seringue électrique sont des dispositifs médicaux de classe IIb (règlement UE 2017/745 MDR). Tout incident grave (surdosage, sous-dosage, arrêt inopiné) ou dysfonctionnement susceptible d'entraîner un préjudice grave doit être déclaré à l'ANSM sous 48h via le portail de matériovigilance (art. L.5212-2 du code de la santé publique). La matériovigilance est une obligation légale, pas une démarche volontaire. L'établissement doit désigner un correspondant de matériovigilance identifié et formé.
Consignes courtes à afficher près de l'équipement.
Ne pas toucher à la pompe ni aux tubulures. Appuyer sur le bouton d'appel infirmière (bouton rouge ou cloche visible près du lit). Rester calme et rester auprès du patient jusqu'à l'arrivée du soignant.