Pour l'exploitant de l'équipement.
L'association sur une même voie d'ancrages de matériaux différents (par exemple inox 316L et inox HCR, ou inox et zingué) provoque un couplage galvanique qui accélère la corrosion du matériau le moins noble. De même, mélanger des ancrages de marques différentes complique l'inspection et la maintenance. Lors d'un rééquipement, remplacez TOUS les ancrages d'une voie, d'une même marque, d'un même matériau.
Le titulaire d'équipeur SNE doit suivre des journées de recyclage périodiques organisées par la FFME : nouveautés réglementaires, retours d'expérience sur les ruptures d'ancrages, évolutions des matériaux (apparition du titane, des résines à prise rapide), techniques de contrôle (extracteur, dynamométrie). La participation à ces journées doit être documentée dans le dossier de l'équipeur.
Pour le technicien qui intervient.
Le rééquipement d'une voie sur un site naturel d'escalade conventionné FFME est réservé à un titulaire du diplôme d'équipeur SNE (ou équivalent reconnu par la fédération). Cette qualification atteste de la formation aux techniques de scellement chimique, au choix du matériau selon l'environnement, et aux exigences EN 959. Un rééquipement par un grimpeur non habilité engage la responsabilité personnelle du club et du gestionnaire en cas d'accident.
Une résine de scellement (époxy ou polyester) a une durée de péremption indiquée par le fabricant (typiquement 12 à 18 mois selon stockage). Une résine périmée ne polymérise pas correctement : l'ancrage ne tient pas. Vérifiez la date AVANT chaque chantier, notez le lot et la date sur la fiche d'intervention. En cas de doute (consistance, couleur, séparation des phases), ne pas utiliser et retourner le produit.
Le scellement chimique d'un ancrage suit un protocole strict : perçage au diamètre exact spécifié par le fabricant de l'ancrage (typiquement 12 mm pour un ancrage de 10 mm), nettoyage triple (soufflette, brossage, soufflette à nouveau pour évacuer la poussière de calcaire ou granit), injection de résine du fond vers la surface, insertion de l'ancrage en rotation, respect du temps de polymérisation avant mise en charge (souvent 24 heures à 20 degC, à allonger si température basse).
Tout rééquipement nécessite une fermeture de la voie pendant les travaux ET pendant le temps de polymérisation (24 à 48 heures). Posez une rubalise ou affiche au pied de voie ('Voie fermée pour rééquipement - réouverture le JJ/MM'), prévenez le comité territorial et le gestionnaire avant l'intervention pour qu'ils informent les utilisateurs habituels. Une chute sur un ancrage non polymérisé serait fatale.
Pour chaque rééquipement, documentez par photos : la voie avant intervention (ancrages d'origine), le détail de chaque ancrage déposé (avec étiquette site/voie/position), la voie après intervention (ancrages neufs), les étiquettes de lot des ancrages et de la résine. Archivez ces photos dans la base FFME et conservez un dossier physique. Cette traçabilité est exigée par les assureurs et la fédération en cas d'incident.
Pour le responsable / gestionnaire.
L'association sur une même voie d'ancrages de matériaux différents (par exemple inox 316L et inox HCR, ou inox et zingué) provoque un couplage galvanique qui accélère la corrosion du matériau le moins noble. De même, mélanger des ancrages de marques différentes complique l'inspection et la maintenance. Lors d'un rééquipement, remplacez TOUS les ancrages d'une voie, d'une même marque, d'un même matériau.
Le rééquipement d'une voie sur un site naturel d'escalade conventionné FFME est réservé à un titulaire du diplôme d'équipeur SNE (ou équivalent reconnu par la fédération). Cette qualification atteste de la formation aux techniques de scellement chimique, au choix du matériau selon l'environnement, et aux exigences EN 959. Un rééquipement par un grimpeur non habilité engage la responsabilité personnelle du club et du gestionnaire en cas d'accident.
Pour chaque rééquipement, documentez par photos : la voie avant intervention (ancrages d'origine), le détail de chaque ancrage déposé (avec étiquette site/voie/position), la voie après intervention (ancrages neufs), les étiquettes de lot des ancrages et de la résine. Archivez ces photos dans la base FFME et conservez un dossier physique. Cette traçabilité est exigée par les assureurs et la fédération en cas d'incident.
Après tout rééquipement, le gestionnaire doit transmettre au comité territorial FFME : la date d'intervention, le nom de l'équipeur titulaire, le détail des ancrages installés (marque, modèle, matériau, lot, nombre), la date prévue du prochain contrôle visuel. Le topo en ligne et la base nationale FFME doivent être mis à jour. Ce reporting conditionne le maintien de la convention et la couverture assurance.
Pour l'auditeur et le contrôle de conformité.
Après tout rééquipement, le gestionnaire doit transmettre au comité territorial FFME : la date d'intervention, le nom de l'équipeur titulaire, le détail des ancrages installés (marque, modèle, matériau, lot, nombre), la date prévue du prochain contrôle visuel. Le topo en ligne et la base nationale FFME doivent être mis à jour. Ce reporting conditionne le maintien de la convention et la couverture assurance.
Consignes courtes à afficher près de l'équipement.
Les ancrages neufs ont besoin de 24 a 48 heures de polymerisation. Date de reouverture affichee. Ne tirez pas sur les ancrages.
Cette voie a été rééquipée récemment. Le nombre et le placement des points peuvent avoir changé. Vérifier le nouveau topo et adapter le nombre de dégaines.