Pour le technicien qui intervient.
Toute intervention sur un panneau en bordure de voie de circulation impose le port d'un gilet haute visibilité de classe 3 minimum, de chaussures de sécurité et d'un casque. Mettre en place un balisage selon le guide orange (BPIV) avant toute intervention : signalisation avancée, rabattement et balisage latéral. Ne jamais travailler en dos à la circulation sans signalisation.
Un panneau mal orienté (rotation sur le mât, flexion du support après choc) perd de son efficacité même si sa face est en bon état. Vérifier que le plan du panneau est perpendiculaire à l'axe de la voie (tolérance de +/- 5 deg) et que la hauteur libre sous le bord inférieur est conforme : 2,20 m en agglomération, 1 m hors agglomération (arrêté du 24 novembre 1967).
Un choc de véhicule sur un mât peut déformer la base ou créer une fissure interne non visible en surface. Après tout signalement de choc, ausculter le mât sur toute sa hauteur et vérifier la solidité des boulons de scellement. Un mât plié ou un ancrage descellé doit etre remplacé avant remise en service du panneau. La tenue au vent d'un mât endommagé ne peut pas etre présumée conforme.
La rétroréflexion mesurée de jour avec un rétroréflectomètre ne reflète pas toujours la visibilité perçue par un conducteur de nuit. Compléter la vérification par des photos prises depuis la position du conducteur avec les phares en feux de croisement. Cette approche pragmatique détecte des défauts non mesurés (salissures locales, angles morts, éblouissement d'un éclairage parasite).
Pour le responsable / gestionnaire.
La norme NF EN 12899-1 impose des niveaux minimaux de coefficient de rétroréflexion (en mcd/m2/lux) selon la classe du panneau (RA1 à RA3). Mesurer la rétroréflexion avec un rétroréflectomètre homologué dans l'angle de géométrie normalisé (observation à 0,33 deg, éclairage à -4 deg). Un panneau sous le seuil minimal doit etre remplacé sans délai. Les panneaux de prescription (B) ont des exigences plus élevées que les panneaux d'avertissement (A).
Les gestionnaires de voirie (communes, départements) ont l'obligation d'inventorier leur patrimoine de signalisation (article L2224-29 du CGCT pour les communes de plus de 5 000 habitants). Un inventaire à jour permet de planifier les remplacements préventifs des panneaux vieillis, de gérer les stocks de remplacement et de justifier les dépenses devant les élus. Le suivi des vérifications doit etre rattaché à chaque identifiant de panneau.
Pour l'auditeur et le contrôle de conformité.
La norme NF EN 12899-1 impose des niveaux minimaux de coefficient de rétroréflexion (en mcd/m2/lux) selon la classe du panneau (RA1 à RA3). Mesurer la rétroréflexion avec un rétroréflectomètre homologué dans l'angle de géométrie normalisé (observation à 0,33 deg, éclairage à -4 deg). Un panneau sous le seuil minimal doit etre remplacé sans délai. Les panneaux de prescription (B) ont des exigences plus élevées que les panneaux d'avertissement (A).