Pour le technicien qui intervient.
Le réservoir à membrane (ballon anti-coup de bélier) doit être pré-gonflé à l'azote ou à l'air avant mise en service, à une pression égale à 70% de la pression de coupure du pressostat. Une membrane percée ou un ballon sous-gonflé provoque des démarrages intempestifs du groupe (plus de 10 démarrages/heure) et endommage le moteur par effet thermique. Mesurer la pression de précharge à jeun (côté air, groupe à l'arrêt, eau vidangée).
Tout groupe de surpression est équipé d'une soupape de sûreté tarée à la pression maximale admissible. Vérifier que la soupape est plombée et que son tarage correspond à la fiche technique de l'installation. Tester manuellement le levier de test (si présent). Une soupape bloquée fermée expose le réseau à une surpression catastrophique ; une soupape bloquée ouverte génère des pertes d'eau permanentes. Remplacer toute soupape dont le fonctionnement est douteux.
Mesurer la pression de démarrage (P-start) et d'arrêt (P-stop) du pressostat à l'aide d'un manomètre de contrôle. Comparer avec les valeurs de consigne (différentiel typique 1 à 1,5 bar). Un différentiel trop faible entraîne des micro-coupures fréquentes usant le moteur ; trop élevé génère des variations de pression inconfortables pour les usagers. Consigner les valeurs mesurées et les valeurs de consigne dans le rapport.
Mesurer l'intensité absorbée par le moteur du groupe sous charge avec un ampèremètre de pince et comparer à l'intensité nominale sur la plaque signalétique. Une surconsommation de plus de 10% indique un roulement usé, une pompe encrassée ou un problème de tension réseau. Une sous-consommation peut signaler une cavitation ou un clapet de refoulement défectueux. Consigner les valeurs triphasées (ou monophasées) dans le rapport.
Pour le responsable / gestionnaire.
Les groupes de surpression alimentant un réseau d'eau potable doivent être conformes à la norme NF EN 806 et aux matériaux en contact alimentaire (agrément ACS). Vérifier la présence du clapet anti-retour en amont du groupe et du disconnecteur de type BA ou EA selon le niveau de risque (arrêté du 20 juin 2007 relatif aux disconnecteurs). Toute connexion non protégée constitue un risque de retour d'eau contaminée dans le réseau public.
Pour l'auditeur et le contrôle de conformité.
Tout groupe de surpression est équipé d'une soupape de sûreté tarée à la pression maximale admissible. Vérifier que la soupape est plombée et que son tarage correspond à la fiche technique de l'installation. Tester manuellement le levier de test (si présent). Une soupape bloquée fermée expose le réseau à une surpression catastrophique ; une soupape bloquée ouverte génère des pertes d'eau permanentes. Remplacer toute soupape dont le fonctionnement est douteux.